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samedi 10 mai 2008

Epilogue...



texte alternatif


Debout à 6h45. Mimosa et cigarettes sur la terrasse. Tom Waits n'est pas loin. Je regarde droit devant moi. La mer...Toujours la mer...


Nous allons acheter un bateau avec mes amis. C'est décidé. Leurs compagnes respectives détestent naviguer. Se posera la question du modèle, du port d'attache et de la forme de la propriété. Mais l'essentiel est là. Nous espérons pouvoir nous payer un véritable petit trésor à sensations d'ici un an ou deux ans.


Sur la plage, je joue de la guitare en parodiant Johnny Hallyday. Certains se tapent sur le bide, d'autres me prennent pour un fou. Antoine est parti avec deux types que je ne connaissais pas. Ils reviennent d'une transat; leur première...Tout un programme...Je découvre en leur posant quelques questions qu'ils étaient trois et que le Capitaine était une vieille connaissance...Il ne pouvait pas y en avoir d'autres...Il est cardiologue de son état et sentant la mort dangereusement approchée (60 ans...L'âge pourri pour les hommes qui boivent, qui mangent, qui fument et qui...), il a décidé de travailler six mois par an et de naviguer le reste du temps. Ce sera donc un tour du monde sans fin, sans réelle destination, mais qui se fera en plusieurs fois avec des tranches de retour à la vie terrestre; J'en connais un qui a appris cela il y a peu et qui trépigne déjà. En sera-t-il capable? Je ne sais pas. Il s'agit tout d'abord de se séparer...Et toute séparation est un fardeau que l'on porte toute sa vie, même blotti au fond d'un gros manteau...


Je vais rentrer à Paris et aller marcher quelque part pour profiter de mes dernières heures de liberté et finir Moitessier. Je me dois de profiter de ce qui peut-être mes derniers jours dans cette ville qui connût jadis son heure de gloire et qui semble désormais agoniser lentement mais sûrement. Il n'y a qu'à quitter les quelques rares îlots de quiétude situés vers l'ouest pour se rendre compte de l'ampleur de la catastrophe. Tentez l'expérience. Prenez votre voiture (on est plus en sécurité et nettement moins emmerdé que dans un bus) et traversez cette ville du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est. Diagnostic péremptoire. Cet endroit unique en son genre est foutu. C'est sans doute pour cela que je me suis fixé des règles assez draconiennes eu égard à mes pérégrinations urbaines. Certains arrondissements m'ont carrément été interdits ou bien si je m'y rends, c'est dans le cadre d'une stricte exploration ethno-sociétale, rien de plus.


J'ai le même sentiment de gâchis lorsque je suis en Province, que ce soit dans des villes moyennes ou dans des villages où le temps paraît avoir été purement et simplement arrêté. L'aigreur, pour ne pas parler d'acrimonie, de certaines personnes est devenue difficile à supporter. Hier matin, après m'être levé de bonne heure pour aller marcher sur la grève, je suis allé m'asseoir à une terrasse pour y déguster un café allongé muni d'une cigarette rouge et blanche. J'achète un journal étranger imprimé en langue anglaise pour voir la manière dont les anglo-saxons abordent la crise libanaise, le soixantième anniversaire de la naissance d'Israël, les primaires démocrates aux Etats-Unis etc... A mes côtés, un couple d'environ 40 ans avec leurs deux enfants. Nous les appellerons des "beaufs" pour couper court à toute tentative de description superficielle et ennuyante. C'est à ce moment précis que mon ami américain décide de faire sonner mon téléphone. Commence évidemment une conversation en anglais avec mon interlocuteur et moi-même. Le couple en a désormais la certitude. Je ne suis pas Français et ne comprend rien à leur sabir de prolétaire attardé qu'il s'apprête à transmettre à leurs progénitures couvées et maternées par la Sainte Ecole de la Wépublique! Je continue à parler au téléphone. On discute surtout du cas Obama. On se dit qu'en cas de victoire de cet hurluberlu; il deviendrait difficile de trouver un endroit décent où l'on pourrait vivre et s'installer tranquillement. Le couple boit un Kir et bouffe des cacahouètes. Ils font remarquer au garçon que les envahisseurs sont déjà arrivés alors que l'été n'a pas encore commencé! Par envahisseurs, entendez, qui n'est pas d'chez nous, qui parle une autre langue et qui viendrait d'un pays qui prétendrait donner des leçons de moral à ce grand pays qu'est la France. J'interromps ma conversation, me tourne en direction du couple et jette un regard noir au mari en lui lançant que les "envahisseurs" lui ont permis de vivre libre et de s'envoyer du Pastis au petit-déjeuner sans qu'un Kapo sorti d'un camp d'internement ne l'exécute sur le champ sans sommation pour comportement abusif et répréhensible. Cette situation cocasse où vos propres concitoyens vous prennent pour un étranger ne m'est pas inconnue. C'est la deuxième fois en peu de temps. Cela se passe toujours dans un bistrot du coin perché sur la place d'un village...Je termine mon café, salue mon ami au téléphone en lui promettant de célébrer dignement son anniversaire en terre d'Avignon et retourne voir la mer...une dernière fois...

La traite des Bituriges et des Bellovaques enseignée dès la maternelle

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Il est important que le nain pertinent soit entendu, et sans concurrence victimaire aucune que toutes les mémoires resurgissent, afin d'apaiser les blessures de l'âme

Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendrées, les blessures qu’il a laissées dans l’âme, déclare le président.

C'est au terme d'une ethnothérapie d'inspiration Jungienne de 16 ans que j'ai enfin réalisé d'où venaient ces maux profondément incapacitant qui m'empêchaient d'avancer. Du sac de Bourges/ Avaricum par César en 58 avant J.C où mes ancêtres ont été dans l'ordre : troussés, violés, étripés, égorgés, déportés, exploités puis encore violés...

Cette "blessure profonde qui pèse encore sur les consciences", ce "crime contre l'humanité", peut aujourd'hui je crois être regardé de manière "lucide" et "apaisée". Encore faut-il ( pour ne pas renouveler les erreurs du passé) prendre des psychés aussi jeunes que possible et d'autant plus malléables pour avoir une chance de surmonter le traumatisme. Alors oui il faut avoir le courage politique de dire avec notre Président qu'il faut enseigner l'esclavage des Bituriges, et pourquoi pas de leurs cousins Bellovaques et Eburons dès la maternelle. Rien que çà. L'enjeu est de taille : Plus jamais çà.

Et qu'on ne vienne pas nous parler de repentance. Les victimes elles n'oublient pas.

Musical Freak

His voice sounding "like it was soaked in a vat of bourbon, left hanging in the smokehouse for a few months and then taken outside and run over with a car"...Evidemment, aujourd'hui, la France rend hommage à Pascal Sevran...Le moi de Mai a toujours été placé sous le signe de la décadence...C'est une habitude, une tradition ancrée dans les gênes!

La Chance aux Chansons

Rendons hommage. Un grand nom de la variété française vient de nous quitter. Cette page sera l'occasion de lui faire écouter ce qu'il n'a jamais pu intégrer dans le cadre de son émission télévisée...

Souvenez-vous de ces grands moments de télévision offerts par le service public français pendant toutes ces années: Led Zeppelin, Radiohead, Jimmy Hendrix, Janis Joplin, T-Rex, Neil Young, The Doors, David Bowie, The Rolling Stones, Madonna, Bjork, Peter Gabriel, The Kinks, The Beach Boys etc...Il y en a qui retiendront ses déclarations sur les malheurs du continent africain et d'autres qui se souviendront de cette succession prestigieuse d'invités...John Peel, revenez! C'est quand vous voulez!

free music

vendredi 9 mai 2008

Life After AF 2202...





En Mai, j'aurai fait ce qu'il me plait. Aujourd'hui, je suis dans cette maison (la Villa Bluette), de style art nouveau construite par Hector Guimard en 1899 dans un village côtier non loin de Caen. J'ai réussi à vaincre quelques vieux démons qui depuis 1996 m'avaient paralysé à terre, m'empêchant de gouter aux plaisirs insensés du départ vers le large. Le soleil m'avait donné rendrez-vous vers midi. A l'aurore, la mer avait pourtant rejoint le ciel et il m'était bien impossible de les distinguer. J'étais probablement victime de ces derniers jours d'une intensité rare. Mes nerfs étaient à vifs. Me voilà enfin reposé. Ce week end revêt une saveur particulière. C'est l'heure du grand déballage mais aussi l'heure où comme cela arrive de manière très épisodique au cours d'une vie, l'on est confronté à un choix qui risque de déterminer les dix ou les vingt prochaines années de votre existence. Pouvais-je rêver d'un meilleur endroit pour mener à terme cette réflexion qui s'est engagée depuis plusieurs semaines?

Les personnes qui vivent ici sont d'une discrétion appréciables. Chacun vaque à ses occupations comme il l'entend. J'ai l'impression d'être serein pour la première fois depuis longtemps. Je découvre sans étonnement que Le Liban est une fois de plus au bord du chaos. Je dois avouer, c'est la vérité, que cela ne m'émeut point. La mort annoncée de Pascal Sevran ne m'a pas empêché de tirer quelques bords et de déguster des noix de saint-jacques succulentes. Je suis las, fatigué. J'ai envie d'écrire mais je ne peux plus...J'attends juillet comme jamais...

Paris et New-York ont eu raison de moi. Pour la première fois, je suis épuisé. Je suis heureux, certes, mais je ne trouve pas la force nécessaire pour écrire ce billet qui aurait simplement du s'appeler "Vol AF 2022". Les quelques deux cents kilomètres séparant l'aéroport de ce petit coin de Paradis m'ont paru une éternité. J'ai fumé une bonne dizaine de cigarettes, la fenêtre ouverte, en écoutant le Requiem en volume maximum. J'ai rencontré des femmes qui ne connaissaient pas le Requiem...Je pensais alors à Gainsbourg et à la chanson de la bande originale du Pacha avec Jean Gabin, mais à l'époque le masculin était encore la règle...Le féminin l'exception...

Le choix d'une femme est celui d'une vie. Plus que celui lié à une profession où à un lieu prêt à vous accueillir, il cristallise ce moment unique où le monde vous irradie d'une lumière inconnue, vous faisant transiter dans un passage ténébreux au bout duquel jaillit une lumière incandescente qui vous attend pour la destination finale...La maison n'est pas silencieuse. Elle bruisse de silences et d'incantations mystérieuses. Quelqu'un me parle-t-il? Qui se trouve à côté de moi? Y a-t-il réellement quelqu'un?



La Possibilité d'une Ile?

Conjonction des temps

Est-il indispensable de continuer à jouer au petit soldat ? Il y a dans les pays du Moyen-Orient, bien plus difficile à faire, et beaucoup plus prestigieux : arracher l’homme au sous-développement en le délivrant de la condition de sujet à laquelle il est réduit depuis l’origine des temps, implique beaucoup plus d’audace qu’il n’en faut pour jouer les Napoléon dans les rues de Beyrouth et d’ailleurs.

Toujours en quête d’absolu, l’homme du Moyen-Orient se laisse facilement envoûter par les mirages. Un grain de rationalité lui permettrait de mieux trouver ce qu’il cherche sans se laisser manger par la guerre. Le Moyen-Orient a aujourd’hui besoin d’un héros, un héros qui pourrait lui faire l’économie d’une révolution.

Excellences, Mesdames et Messieurs, ne m’en veuillez pas trop de vous avoir laissé pénétrer dans ce bazar oriental où l’on se dispute tant ! Les habits chamarrés dissimulent mal là l’uniformité qui gouverne les cœurs et les esprits, et l’homme qui se détache dans la somptuosité du décor est un être pauvre et asservi.

Le Liban c’est autre chose. Après la traversée du désert, c’est la montée vers les cimes. Enserrée dans un territoire d’un peu plus de 10.000 km2, une population de 3.300.000 personnes ressortissant de 16 communautés religieuses différentes, a choisi la liberté. Mais l’exercice de la liberté est périlleux, d’autant plus que pour les Etats voisins du nôtre, il risque d’être contagieux à leur population. En Orient, l’exercice de la liberté, c’est encore une aventure, et c’est pourquoi, refuser de disparaître dans le creuset d’un système qui n’existe que pour l’asservissement de l’homme, nous vaut d’être l’objet, chaque quelque temps, d’une expédition punitive.

Pays dépourvu de ressources naturelles, environnement hostile, le Libanais est sans cesse sollicité par les défis. Beau joueur cependant, il prend un malin plaisir à les relever, et même, bien souvent, à doubler la mise dans un permanent corps à corps avec une sévère fatalité.

Bachir Gemayel a Beit Mery - 2 Avril 1982

Blitzkrieg verte à Beyrouth-Ouest

Tout semble indiquer que l'on s'achemine vers la fin du premier round d'un combat qui en comptera un nombre indéterminé, et en espérant que cela ne soit pas le dernier car le verdict est sans appel : début de K-O technique en faveur du Hezbollah.

Il n'y a en effet pas photo : les gars de Hariri se sont pris une belle peignée. A l'heure actuelle, les quartiers à enjeu, cad de population mixte sont tombés dans les mains des chiites, soit près de la moitié de la ville (la carte de nos amis de CB est éloquente). L'avantage de frapper le premier, surtout quand l'adversaire est indécis. Il n'y avait pas photo dès le départ vous allez me dire : d'un côté ce qu'il faut bien appeler la meilleure troupe amée du monde arabe, très bien équipée, extrêmement aguerrie, experte en combat urbain, et parfaitement coordonnée. De l'autre des jeunes supporters vite et mal armés, pas ou très peu entrainés, et sans aucune expérience ou presque, avec en plus un encadrement visiblement limité. Les sunnites n'avaient déjà pas de milice communautaire très significative pendant la précédente guerre civile, alors qu'en face les types n'ont jamais cessé de combattre depuis 1975.... et Dieu sait si l'expérience semble compter au Feu.

Pire les leaders de la majorité semblent pour l'heure désemparés, comme assommés par le coup reçu. Assommés mais pas désarçonnés, même si les options se raréfient. Il est assez probable pour commencer qu'ils commencent par élire un président, sans l'aval des 2/3 des députés comme l'opposition l'exige. Créer un nouvel état de fait qui sera d'ailleurs certainement significatif d'escalade. Car rien ne retiendra plus le Hezb et Amal d'attaquer alors les batiments gouvernementaux. Ce qui de facto crera alors une implication de l'armée. Celle-ci ne s'est pas trop mouillée jusque là. Le premier ministre Siniora et son gouvernement ne semblait guère pressés de la voir s'impliquer de peur peut-être de la défaillance des nombreux bataillons à majorité chiite. D'après mes sources côté Forces Libanaises, les unités clés seraient néanmoins loyalistes, ce que ne démontrera pourtant que l'épreuve du feu.

Ensuite, et sauf improbable et catastrophique capitulation anticipée, il faut tabler sur une massification du conflit, soit l'implication à leur tour des chrétiens et des druzes. Si d'aventure les fidèles de Geagea, Gemayel (côté chrétien) et de Joumblatt (côté druzes) ne devait pas soutenir militairement les sunnites d'Hariri, la coalition majoritaire du 14 mars pourrait bien vaciller pour de bon. Ils n'ont pas bougé jusque là dans la mesure où leurs territoires n'étaient pas directement visés et c'était d'ailleurs stratégiquement très bien joué de la part du Hezb. Car si d'aventure les chiites devraient affronter tour à tour chacun de leurs adversaires, ils auraient sans nul doute l'avantage de par le nombre et l'armement. Mais l'implication de ces 2 communautés aurait d'autres impacts car les Forces Libanaises comme les hommes du PSP (socialiste-druze) sont autrement plus coriaces, car elles ont dans leurs rangs nombre de vétérans endurcis. Et des réseaux de soutien. A propos de réseaux, je pense également qu'au vu de sa cuisante défaite, Hariri fils va faire jouer à fond la carte saoudienne, pour puiser des fonds. Mais aussi pour engager des mercenaires, moins tendres que ses "chabeb" (jeunes), arabes ou non. Le Liban pourrait alors redevenir le terrain de prédilection des soldats de fortune. Y compris des mercenaires salafistes pour qui s'ouvrirait alors une alternative crédible au font irakien, qui prend une sale tournure pour eux depuis cet été. Ce qui compliquera évidemment la donne.

J'ai eu mes amis plusieurs fois ces derniers jours et pas plus tard qu'à midi. Ils accusaient le coup, mais c'est des coriaces, ils en ont vu d'autres. Elie par exemple, un frangin pour moi, pas plus vieux que bibi (petite trentaine) et qui avait été kidnappé par les syriens il y a à peine 10 ans. Ou mon pote Dani également dont il m'a donné des nouvelles. Leur camp n'est pas rentré en action. Ils ont vu jusque là leurs alliés dérouiller et pour l'un sa baraque sous le feu. Mais ils savent aussi que ce n'était que le premier round. Aujourd'hui plus que jamais je comprends mieux cet hédonisme déboussolant qui les animaient et les animent encore, quand j'habitais avec eux. Cette certitude que demain le ciel peut te tomber sur la tête, et cette volonté de jouir dès lors sans frein, d'où ce pessimisme joyeux, typiquement oriental, et à mille lieux de notre "festivisme" empaté. Take care guys.

jeudi 8 mai 2008

Coup d'Etat du hezbollah : on y est

2 résumés de la journée d'hier chez L'Orient le jour et chez Chroniques Beyrouthines.

Il fallait peut-être en passer par là pour vider l'abcès. Au moins, il y a de l'irréversible dans les évènements d'hier. Le chaos prend de l'ampleur à chaque heure. Je vais joindre mes contacts et amis là-bas pour prendre la mesure de la situation et vous tenir au courant. Sur les enjeux, je vous renvoie à cet article écrit il y a quelques mois. Comment la situation a-t-elle dégénéré ? Suite au renvoi du responsable de la sécurité de l'aéroport international, un proche du Hezb. Joumblatt avait en effet révélé que des livraisons d'armes de l'Iran s'opéraient directement par l'aéroport et que la route y menant était truffée de caméras permettant au Hezb un contrôle total mais aussi d'y assassiner en toute impunité. Pour l'heure c'est néanmoins l'autre grande milice chiite, Amal qui est en première ligne face aux sunnites du Courant du Futur du fils Hariri. Certains de leurs locaux ont même été attaqués à la roquette hier ! Pour suivre la situation en live, vous pouvez aller voir sur Naharnet

(et moi qui annonçait hier au Major que je devais passer en mode de publication ultra-minimal pour 2 mois du fait d'obligations personnelles et professionnelles...)

mercredi 7 mai 2008

Sexe Equitable et Amour Durable


texte alternatif

60 Years Later


1948-2008

La Belle et La Bouze

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Nous en parlions déjà il y a quelques semaines; c'est désormais quasiment fait!


Gageons qu'ils auront des enfants...Deux pour être précis...Et on les appellera les Deux Bouzes!

Des Majorettes et du Chien Qui en Savait Trop

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Roland Cayrol me confiait hier soir que son institut de sondages avait obtenu des résultats éloquents sur la composition du lectorat de 5YearsLater. A le croire, plus de 2,3% d'entre-vous n'avaient pas arrêté l'école avant l'âge légal et pas moins de 77,8% avaient même poussé le vice jusqu'à faire des études supérieures! Mais l'enseignement principal qui m'occupe en ce matin de Mai 2008 réside moins dans les capacités intellectuelles du petit moustachu qui nous lit du fin-fond de son Loire-et-Cher natal ou de la bimbo péroxidée parcourant mes écrits lascifs sur le balcon d'un hotel doré de Las Vegas, que de la présence féminine visible au sein de notre petite communauté.


Le lectorat féminin représenterait ainsi plus de 57,3% de l'ensemble des lecteurs de ce site plûtot voué à la gaudriole raffinée et décadente qu'au commentaire politique éclairé vu qu'on ne parlera surtout pas de la commémoration de l'évènement qui retient l'attention de toutes les salles de presse, y compris celle du Figaro; journal au sein duquel Jean D'Ormesson doit commencer à sentir terriblement seul (d'ailleurs, Jean, si tu veux nous rejoindre! Tu pourras faire un tour de Marilou! Ca te changera de Laetitia Hallyday!).


Belle de Nuit, Albertine, Zadig, Marie, Blond but Not Domb, Dagor, et Ségolène, vous êtes un peu l'âme de ce blog. Vous êtes ma lumière, mon inspiration mon oxygène... Je vous inhale en permanence lorsque Daniel a laissé Jack dans le déversoir et que Contrexeville me saoule...Vous êtes mes Majorettes! Non Lemmuret, on ne rit pas! Je suis très sérieux! Je pense même organiser une rencontre dans la backroom d'une boîte de nuit très hot afin de parler du dernier film de Michel Houellebecq. On pourrait y convier Laurent Ruquier et Jack Lang qui se ferait un plaisir de nous raconter la manière dont il a séduit sa belle...L'on pourrait même pousser le vice jusqu'à monter un groupe, un vrai et l'on partirait silloner les routes de France à la rencontre des lecteurs masculins qui pourraient jouir de l'érudition de mes petites majorettes sans modération...Un formulaire de pré-inscription sera bientôt disponible...Stay connected...


Ce matin je suis en retard. Oui. J'ai travaillé tard sur mon "computer"...Jusqu'à pas d'heure même Mein Führer! De cette nuit suspicieusement douce pour tout écologiste sondant les oscillations du thermomètre tel un Frédéric Beigbeder pénétrant clairons et trompettes au sein de son antre du Baron, je ne retiendrai pas grand chose, si ce n'est cette étrange sensation génialement décrite par mon idole de toujours, l'écrivain enseignant haut-normand...le grand, l'auguste, l'illustre Philippe Delerme, sans lequel la littérature française serait, c'est une certitude, aussi plate que la poitrine de Mazarine lorsqu'elle n'est pas enceinte...Ce qui est rarement le cas, j'en conviens!


De ma naissance à ma mort, rares auront les moments où j'aurai dormi avec un vêtement. Le pyjama me gratte, le caleçon me serre les bonbons et les chaussettes ne font pas très chouettes! D'où mon habitude de dormir dévêtu.


Mais je digresse et cela n'a pas d'importance. Ce qui compte c'est le fait que j'étais bougrement en retard. Je saute dans le premier bus qui passe devant chez moi en prenant garde de ne pas payer et partant, d'engraisser les caisses de cette entreprise publique victime (encore une!) de l'incompétence de son personnel dirigeant et exécutant. Je vais m'asseoir au milieu de cet appareil qui se meut entre de charmantes bicyclettes sur la cime desquelles se fendent voluptueusement des robes craquelées que l'on irait chercher avec la langue...Mais il est encore tôt! Bien trop tôt pour se laisser aller à ce genre d'activités sévèrement réprimées pas la loi.


A bord du bus, un toutout me fait les yeux doux. Son maître a l'air sacrément dérangé. C'est un hybride de Benjamin Biolay sortant de boîte compètement déchiré à 8h00 du matin sous les soupirails hagards de quelques touristes chinoises égarées sur les Champs et d'Henry Guybet pour le vide intersidéral de son regard. Nous arrivons au premier arrêt de mon long périple qui en compte trois...


Je fixe le toutou qui ne démord de rien, surtout pas de son facheux tic de tirer la langue en me regardant également. C'est alors que le type entame une étrange conversation avec son compagnon:


- Alors Chouchou, t'en penses quoi de Benoit XVI? Dis moi? On en a parlé hier soir pourtant! Tu veux pas me parler!


-Woof...Woof...


-Et Rachida Dati, tu la trouves comment Chouchou? C'est un pute non?


-Woof, woof!


-Qui est à la tête du Ministère de l'Education Nationale Chouchou? Allez, réponds! C'est...C'est...Monsieur Darcos! C'est bien t'auras ton no-nos!



Deuxième arrêt. Un de ces camarades, qui avec la dextérité d'une contortioniste du crique de Pékin, déplie sa langue en la ravalant aussi sec, le rejoint. Il carresse l'animal sans rien dire au maître. Les fous sont heureux. Il ne savent pas qu'ils sont fous et nous prennent sans doute pour des fous...Le bus arrive au troisième et dernier arrêt. Le bus se vide...C'est le terminus. Le chauffeur demande à ces messieurs de bien vouloir descendre et le maître de s'exclamer en regardant son chien avec la tendresse d'un père pour son fils:


-Allez Chouchou, dis moi que Rachida est une petite pute!




mardi 6 mai 2008

Une Mosquée...Un Téléphone! (Et une p'tite Pipe?)



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Un Kapo au Boulot!

Au regard de cette séquence qui commence à prendre toute sa saveur passée la minute et vingt secondes, l'on peut légitimement s'émouvoir de ce qu'aurait pu être un Conseil des Ministres façon Kapo au Royaume des Rigolos!




Vue chez ce Grand Homme
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