... est une solution réservée aux cas où la réponse attendue est conforme au souhait de nos élites . Et dans le cas inverse soit on annule soit on ne respecte pas le dit referendum . L'affaire du traité européen est claire à cet égard ; le vote irlandais illustre plus que jamais ce souhaiit de resister à la vox populi . Car en cas de non il y a gros à parier que l'attelage ne s'arrêtera pas en si bon chemin .

L'intégration de la Turquie ( qui soit disant n'a pas influencé le vote à propos du Traité européen ) est un autre sujet délicat . L'hostilité de notre Président à l'idée d'une intégration de la Turquie a semble-t-il résisté au temps . Les députés ont récemment proposé un vote populaire sur cette question afin de rester en phase avec leur électorat , ce qui est une bonne chose .

Le Sénat vient de rejeter cette solution , au motif du risque de «rupture plus grave qu'on ne le croit» avec Ankara, induit par ce référendum obligatoire.

Le Sénat invalide la décision des députés UMP et nous fait savoir en clair qu'évoquer un refus d'intégration de la Turquie représente un danger .

Et la suite ? Admettons que l'idée d'intégrer un pays aussi redoutable a de quoi refroidir l'enthousiasme des plus hardis .