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Professeur de mathématiques frankistanais au Collège Jacobin Abdulah Walalaboumboumdanstagueule à Aubervilliers


J'ai toujours aimé les gangsters. Mais pas n'importe lesquels. Je n'ai guère d'admiration pour les petites frappes, les amateurs. Al Capone m'a fait rêver, bien plus que Pierrot le Fou ou encore Jacques Mesrine. Voyez-vous, la presse spécialisée épaulée par quelques experts rapidement triés sur le volet, ne fait guère mystère de la supériorité des Etats-Unis sur l'Europe dans bien des domaines et notamment sur la France. Bien sur, ici et là demeurent quelques îlots de pur génie, mais ils sont devenus sir rare qu'il est bien difficile de les trouver et de les faire connaître. Ainsi je pense que le français est bien meilleur amant que l'américain, alors que cela n'est ni vérifiable, ni même adéquatement tenable dans le sens contraire; entendez chez une espèce dotée de mamelons et de cons!


Ainsi, le 17 janvier 1899, dans le quartier de Brooklin, l'Amérique du Nord (Mexique mis à part) ignore encore que la naissance d'un bébé napolitain aura de sanglantes répercussions sur la Saint Valentin. Je ne reviendrai pas sur la vie du "grand truand" français abattu comme une limace à bord d'un véhicule de marque allemande aux abords de la Porte Maillot de Bain Petit Bateau pour vos enfants, c'est la classe et c'est hyper confortable pour faire pipi dedans. Scarface est mort chez lui, tout simplement et cela constitue à mes yeux une sacrée différence dans la mesure où l'on n'a encore jamais vu personne élire domicile dans une bagnole de l'orne!


Un journal de centre gauche frankistanais revient durant cette saison que l'on appelle "summer" de l'autre côté du Channel ou de l'Océan, sur les ennemis public numéro 1. C'est intéressant, pas trop mal écrit, mais il manque quelque chose; quelque chose de terrifiant, de macabre. Même la photo du "massacre"[1] de la Saint Valentin qui accompagne l'article du canard en question dans son édition papier datée du 5 août 2008 n'est même pas épouvantable. On sort de la lecture de ce papier, déçu, abattu et véritablement agacé. Même le film de Brian de Palma (dont la musique avait pourtant été composé par le génial italien de service), qui demeure pourtant un véritable navet, mérite un tantinet plus d'attention que l'article pourtant étayé de cette personne dont le nom importe peu. Car qu'a-t-il lu sur la vie d'Al Capone? Un mémento? Deux ou trois pages de journaux d'époque dégoté à grands frais après accord du service comptable et financier de l'organe de presse? Une pathétique biographie française rédigé? Est-il allé à Chicago? A-t-il porté un Panama en écoutant The Bird quelque part dans un club reposant dans les tréfonds caverneux de windy city? A-t-il fumé des havanes, sauté quelques filles de joie? Quel est son niveau d'anglais? Est-il acceptable, tolérable ou à proprement parler exécrable? Tout cela revêt une importance particulière.Prenez Maurice George Dantec par exemple. Bon, il est encore jeune, n'a pas grand chose à perdre et pour des raisons qui ne regarde que lui, décide de se rendre en enfer pour observer l'explosion définitive d'une civilisation et l'extinction d'un continent. Il s'est immergé, s'est planqué dans des endroits peu recommandables et- qui sait?- a peut-être poussé le vice jusqu'à laisser son index caresser la détente d'une arme à feu. Ainsi, le mimétisme est total. Là, il est temps d'écrire quelque chose sur le sujet.


De la même manière, de nombreux livres ont du être rédigés, probablement bien trop hâtivement d'ailleurs, sur l'assassinat de Yann Piat. Vous vous souvenez? Le travail n'est pourtant pas encore terminé. Les protagonistes sont encore là et font encore parler d'eux. Le dernier en date, Marco Di Caro, un homme de trente-cinq ans, aurait été mis en examen le lundi 4 août 2008 par le Parquet de Draguignan. Draguignan, région où désormais même les truands sont devenus mahométans!

Notes

[1] le lecteur attentif remarquera que l'emploi du mot " massacre" a lui aussi subi les affres des diktats du modernisme. Tout est devenu prétexte pour appeler tel ou tel évènement, au fond, relativement périphérique et secondaire, un "massacre". Exemple number one: "Hier, j'ai bouillavé Diam's dans ma cave. C'était un vrai massacre d'enculé mon frère!" Exemple number two-two woof woof: "Hier, moi, Adolph Hitler, ai donné l'ordre d'exterminer tous les juifs d'Europe. Ce n'est qu'un règlement de compte (d'enculé!) mon doux berger allemand!