samedi 26 juillet 2008
Jean-Edern.com Vs. Mitterrand & Co.
Par Major Tom |
samedi 26 juillet 2008 à 09:54 | France
En 1983, le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) est créé par le décret n° 83-14 du 5 janvier 1983. Mittérand porté triomphalement au pouvoir en 1981 se méfie du GIGN comme de la peste. Christian Prouteau, l'homme qui, le 1er Mars 1974 à la Caserne de Maison-Alfort, décida de créer le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale est évincé et quitte donc la direction du GIGN en 1982. Un certain Paul Barril assure l'intérim pendant une année. 1983, année funeste pour la France. Imaginez que c'est en 1983 que naquirent Frank Ribéry et Christophe Willem et que disparurent Hergé, Tennessee Williams et Louis de Funes! C'est donc dans ce contexte de grosse déprime nationale qu'éclate l'affaire des "gendarmes de l'Elysée" lors de laquelle Paulo et ses sbires remplirent l'appartement d'un irlandais résidant à Vincennes de plusieurs kilos d'explosifs pour débarquer à l'heure du diner sans que le locataire des lieux dont le pseudonyme n'est pas sans rappeler celui d'un nom bien connu des "réacosphérologues" ne les y ai conviés!
Le GIGN, c'est Ouvéa, mais aussi l'assaut donné contre nos chers barbus qui voulaient faire exploser un airbus A 320 dans la Tour Eiffel ou plus récemment l'affaire du Ponant. Ce corps d'élite de la Gendarmerie qui a récemment fait l'objet d'un grand toilettage et d'une réorganisation profonde voulue par Sarkozy et dont la devise est "Sauver des vies au mépris de la sienne", avait, jusqu'à la création du GSPR, entre autre pour mission d'assurer la sécurité du Président de la République.
Jean Edern Hallier était un écrivain français qui sévissait à la télévision et dont je ne loupais que très rarement l'émission littéraire qu'il animait sur Paris Première. De cette période passablement légère et drôle, il ne demeure, outre les vidéos que l'on peut évidemment débusquer sur la toile, qu'un jeu de mot circonstancié qui ravira les nostalgiques de cette époque où le vaudeville, avec l'OPA de la gauche sur le régime qu'elle dénonçait avec une ardeur démesurée, s'était naturellement mué en un véritable "Bal des Dégueulasses"; véritable plaisir pour les yeux...
Jean Edern faisait du vélo à Deauville. Le pauvre! Règle numéro pour vivre vieux et rester en bonne santé, ne faites pas de bicyclette! Mon très cher père, avec Karl Zéro, fait sans doute parti des dernières personnes qui l'ont croisé. C'était dans les couloirs du Normandy, avant la chute et la bousculade. Il faut tout de même reconnaitre que notre ami Jean Edern n'a pas été très fino sur ce coup. Pédaler quand on ne voit rien, c'est un peu comme vouloir diriger un pays quand on ne connait pas grand chose!
Je ne vais pas vous expliquer le scandale des écoutes de l'Elysée. Denis Touret est là pour ça!
Néanmoins, la décision du tribunal administratif de Paris rendue le 14 mai dernier et qui a condamné l'Etat à verser 70.000 euros au fils et à la fille de l'écrivain, mort en 1997, et 20.000 euros à son frère, pour le préjudice subi par Jean-Edern Hallier dans le cadre de cette fameuse affaire est incongrue. C'est donc l'Etat, c'est à dire vous et moi, qui indemnise les victimes d'un salaud dont le Maire de Paris a jugé bon d'honorer la mémoire en lui adjugeant un quai courant le long de la Seine. Rien que ça. Et je ne parle même pas des lycées, des collèges et autres bâtiments publics qui célèbrent la gloire de celui qui aura roulé tout le monde! A quoi servirait l'intelligence sinon à prendre le contrôle des masses?
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